Partager l'article ! Rencontres féeriques: Lorsque je travaillais en forêt, je sentais souvent des présences autour de moi. Il y a même des moments ou des intu ...
Lorsque je travaillais en forêt, je sentais souvent des présences autour de moi. Il y a même des moments ou des intuitions me poussaient à me poser sur un rocher, ou à caresser un arbre.
En 2000, je décidais de m’informer sur les elfes de la nature. Je visionnais le merveilleux film « Le mystère des fées », puis je feuilletais la littérature disponible sur le sujet. Je trouvais cela un peu fade. En effet, il y est question de légendes et de contes, ou il est décrit avec précision et une froide logique les différents êtres de la forêt classés par élément : les ondines dans l’eau, les êtres de l’air, etc. Mais je n’ai vu aucun document réellement convaincant.
Quelques semaines plus tard, un copain de passage à la maison feuilletait les photos prises lors de mon départ de l’office national des forêts, alors que pour ce dernier jour j’avais amené mes collègues dans une forêt merveilleuse, une sorte de Brocéliande corse, où on sent fortement la présence de toutes sortes de créatures. J’avais donc amené mes collègues dans cette forêt « magique ». Et alors que mon copain feuilletait les photos, il poussa un petit cri. Je regardais à mon tour la cause de cette soudaine excitation. Sur une des photos, il y avait un être en bois, qui se trouvait juste à coté de moi. Comme par enchantement, le fait de découvrir cet être, changea mon regard. Nous nous sommes alors amusé à détecter sur les photos les quelques êtres de pierre et de bois qui avaient bien voulu se laisser photographier.
J’en parlais le lendemain à mon amie Evolène, qui ne sembla pas surprise, et me donna les coordonnées d’une certaine Nadine, que je devrais aller rencontrer. Je ne demandais pas plus d’explications, car Evolène fait partie des personnes qui mettent du merveilleux dans la vie, naturellement.
Je téléphone donc à Nadine, en lui donnant comme seule indication que je souhaite la rencontrer. Nous nous fixons rendez-vous chez elle, en Ardèche. Je dois monter en train quelques jours plus tard.
Le fameux jour arrive. J’embrasse ma femme et mes enfants, en leur disant que j’emporte avec moi mon appareil photo instantané pour leur ramener des photos de fées. Puis tout excité, je monte dans le train.
Quelques heures après, je descends au bar proche de la gare pour attendre Nadine. Lorsqu’elle arrive, nous nous reconnaissons de suite. Nous sommes joyeux et excités comme deux enfants qui se retrouvent après une longue séparation. Il n’y a pas de barrière. Je lui expose clairement mon intention de prendre des photos de fées, et elle éclate de son rire cristallin.
Nadine est une personne merveilleuse. Elle a un rire joyeux et profond qui vous porte. Il rayonne d’elle beaucoup de belles choses, dont de la joie, de la curiosité enfantine, et l’amour de la nature et des humains.
Donc nous arrivons chez Nadine, dont la maison se trouve dans un parc. Un magnifique platane est son proche voisin. Elle m’explique qu’elle a choisi la maison parce qu’il y avait l’arbre.
Nous rentrons à l’intérieur, et nous rentrons dans le vif du sujet. Je me présente, et je lui dis que l’on ma proposé de la rencontrer parce que je m’intéresse aux fées, et je lui demande ce qu’elle a à me montrer. Elle me sort alors un livre (non édité à ce jour) où une amie photographe a pris des photos en nature, des phots de fleurs, de champs, de forêts, etc. Et Nadine a demandé aux fées de lui donner un texte pour chaque photo. Car un des dons de Nadine, c’est de communiquer avec les fées. Donc le résultat est un livre riche en belles images et textes poétiques et bouleversants de justesse.
Puis nous enchaînons avec mes photos d’êtres de la nature. Elle me sort alors des clichés où nous jouons à détecter des êtres semblables. En fait, les êtres que nous avons vu sur ces clichés sont des êtres végétaux ou minéraux. C’est à dire que ces êtres prennent l’apparence de plantes, de bois ou de fleurs, ou de roches. Ce jeu a déclenché de nombreux fou-rires.
Dans l’ambiance de jeu et de rires, Nadine me répond qu’elle reçoit les messages de fées lorsqu’elle leur parle en les visualisant. Alors tout naturellement, nous sortons dans son jardin pour tenter l’expérience. Il fait nuit. Nous nous asseyons sur le sol à proximité d’un buisson. Nous fermons les yeux, et bientôt j’entends Nadine parler une drôle de langue. Comme je suis plutôt kinesthésique que visualisation, j’ouvre les yeux, car il y a peu de chances que je visualise une fée. Les yeux ouverts, j’attends en écoutant Nadine. Et alors, comme si ces paroles m’hypnotisaient, j’ai l’impression de rentrer dans un autre monde. Devant moi, dans le buisson, il y a une fée lumineuse, il y a une fée qui ressemble à Clochette, la fée de Peter Pan. Je me lève d’un bond, tout excité, en criant à Nadine de continuer à leur parler pendant que je vais chercher mon appareil photo oublié à l’intérieur. Lorsque je ressors en trombe de la maison, je me précipite sur le buisson, et je prends la photo sans viser. Nadine arrête sa conversation, et nous attendons fébrilement que la photo apparaisse. Quelques secondes plus tard, j’ai une magnifique photo de buisson la nuit. Mais pas de fée. Nous éclatons de rire.
Nadine me signale qu’elle n’a jamais vu de fée, qu’elle les a seulement visualisées, et qu’elle aimerait bien en voir. Et comme les fées apparaissent sous la forme que l’on désire, elle me fait la description de la fée qu’elle souhaite voir. Cette description est très personnelle, mais nous éclatons à nouveau de rire.
Le lendemain matin, nous tentons une nouvelle expérience. Nadine parle aux fées, et moi je reste à ses cotés avec mon appareil automatique. Dès que mon intuition me pousse à photographier, je le fais, puis je ne bouge pas jusqu’au développement de quelques secondes, et nous comparons le cliché avec la réalité présente sous nos yeux. C’est alors un jeu passionnant qui commence. Nous photographions des lutins, des lumières, et l’apothéose est pour la fin. Nadine se pose à coté d’un petit abri avec une petite mare, qu’elle appelle la maison des fées. Elle leur parle. Je photographie. Lorsque le cliché se développe, nous avons sur la photo une fée brune, en robe de chambre, avec de petites ailes transparentes, qui est assise sur un rocher et laisse pendre ses pieds dans l’eau en contemplant son reflet. Nous sommes enchantés. Cette fée qui est sur la photo, nous ne la voyons pas sur le terrain, mais pour l’instant cela nous suffit.
Nous rions encore de bon cœur lorsque Nadine me raconte qu’elle a dit aux fées que c’était la dernière photo, et qu’elle les visualisait prendre toutes sortes de poses plus comiques les une que les autres devant mon objectif, avant d’être lasses que je n’appuie pas sur le déclencheur.
Depuis ce jour, j’ai revu une fois Clochette, et une autre fée moins lumineuse, mais tout aussi belle. La dernière que j’ai vue avait ma taille, elle était magnifiquement belle et douce, et elle m’a donné un message bref. Je ne vois pas souvent ces êtres. Je les ressens plus facilement. Nadine, de son coté, communique toujours avec les fées, et elle m’autorise à reproduire un message qu’elle m’a envoyé un jour concernant mon travail avec les parfums de plantes. Lors de notre dernière rencontre, nous avons encore beaucoup ri, car c’est un tel plaisir de se retrouver ensemble. Nous sommes allés sur une falaise dominant la mer qui ce jour-là était belle et déchainée0 Elle m’a montré ses derniers clichés pris par une copine, où l’on voit clairement, comme en surimpression, des fées et des elfes. Magnifique.